Rapport Fintech Québec 2026 : de la vision à l’exécution

Rapport Fintech Québec 2026 : de la vision à l’exécution

Découvrez le Rapport Fintech Québec 2026 de Finance Montréal et Fathom4sight

L’écosystème fintech québécois ne se mesure plus seulement au nombre d’entreprises qu’il crée. Il se mesure désormais à leur capacité de croître, d’attirer du capital et de bâtir des infrastructures. Et ce capital, toujours disponible, va de plus en plus aux entreprises qui ont fait leurs preuves.

C’est le point de départ du Rapport Fintech Québec 2026, réalisé avec Fathom4sight et lancé le 27 octobre à la Station Fintech. Surinderjit (Jeet) Kaur Bhatti, fondatrice et présidente de Fathom4sight, y a présenté les faits saillants du rapport. Samy Bjaiji, directeur, Innovation technologique chez Finance Montréal, a ensuite animé un panel avec Jeet Bhatti, Damien Charbonneau, cofondateur et chef de l’exploitation de Nesto, et Joshuah Lebacq, associé chez NAventures (Banque Nationale du Canada).

Ce que révèle le rapport

296

Un écosystème qui se renouvelle

C’est le nombre de fintechs ayant leur siège au Québec. Plus de 40 % d’entre elles ont été fondées depuis 2020.

615 M$

Un capital très concentré

Neuf entreprises se partagent ce montant. Les cinq plus grosses transactions en représentent environ 97 %.

+18 %

Une croissance qui passe par l’international

Les fintechs québécoises emploient 112 319 personnes dans le monde. Près de 9 nouveaux postes sur 10 ont été créés à l’étranger.

L’enjeu n’est donc plus de créer des entreprises, mais de les faire grandir. Les institutions financières d’ici jouent un rôle central dans cette transition : elles sont à la fois les principaux acquéreurs de l’écosystème et ses plus grands bailleurs de fonds en intelligence artificielle. Données de janvier à juillet 2026.

Jeet Bhatti présente les faits saillants du rapport Participants réunis à la Station Fintech Samy Bjaiji ouvre le lancement du rapport

De gauche à droite : Jeet Bhatti (Fathom4sight) présente les faits saillants du rapport, les participants réunis à la Station Fintech et Samy Bjaiji (Finance Montréal) ouvre le lancement.

Le panel : au-delà de la levée de fonds

Après la présentation des données, le panel a suivi tout le parcours du capital : comment l’attirer, comment les investisseurs choisissent où miser et, surtout, comment le déployer une fois la ronde conclue. Trois regards se croisaient : celui de l’analyse de marché, celui de l’investisseur et celui d’une entreprise qui vient de conclure l’une des plus importantes rondes fintech au Canada, soit la série E de 302 M$ de Nesto. Trois idées en ressortent.

  • Prouver l’exécution, pas seulement la vision. Les investisseurs regardent au-delà de la croissance à tout prix. Ils veulent voir une traction réelle, de l’efficacité et un chemin crédible vers la rentabilité. Les chiffres du rapport le confirment : le capital va surtout aux entreprises déjà en croissance.
  • Le lendemain de la levée compte autant que la levée. Lever des fonds est visible; bien les déployer est plus difficile. Technologie, IA, talents, acquisitions, expansion : chaque dollar doit créer une valeur durable. Dans le rapport, Nesto décrit cette approche : repenser le prêt hypothécaire autour de l’IA, des données et de l’expertise humaine, plutôt que numériser le processus existant.
  • Le capital de risque n’est plus la seule voie. Investisseurs stratégiques, institutions financières, financement par emprunt, partenariats : les sources de capital se diversifient. Pour une fintech, le bon partenaire apporte plus que de l’argent. Il ouvre l’accès à des clients, à des données et à une crédibilité auprès des institutions.

Merci à Fathom4sight, à nos panélistes et à toutes les personnes présentes à la Station Fintech.

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